Chiffres de la bio en France

En 2016, la bio renforce sa croissance

La bio: Une grande diversité d'emplois

L'activité biologique (production, transformation et distribution) concerne en 2016 près de 118 000 emplois directs, avec une croissance annuelle moyenne de 8,4% par an depuis 4 ans. Les emplois se répartissent de la manière suivante:

77 700 emplois directs dans les fermes en équivalent temps complet
38 200 emplois en transformation et distribution bio

2000 emplois en conseil, contrôle, recherche, formation, etc.

Un nombre d'opérateurs qui poursuit son augmentation

Fin 2016, 47 104 opérateurs (producteurs, transformateurs, distributeurs et importateurs) étaient engagés dans la production biologique, soit une augmentation de près de 10% par rapport à fin 2015. Avec:

A l'aval, 14 840 transformateurs, distributeurs et importateurs, dont :
• 10 600 transformateurs (+9 % par rapport à 2015)
• 4 017 distributeurs (+11 % par rapport à 2015)
• 223 importateurs (+40 % par rapport à 2015)

A l'amont, 32 264 producteurs étaient engagés en bio fin 2015, soit une augmentation de 12 % par rapport à fin 2015. Les exploitations bio représentent 7,3 % des exploitations françaises et plus de 10,8% de l'emploi agricole.

La bio franchit la barre symbolique des 5% de la SAU

1 538 047 ha étaient engagés selon le mode biologique en 2016, soit une augmentation de 17% par rapport à 2015:

• 1 054 877 ha certifiés bio
• 483 170 ha en conversion dont 265 536 ha en première année de conversion (vs 226 130 ha en 2015)

 

Evolution des opérateurs et des surfaces certifiées bio de 1995 à 2016

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Source: Agence BIO/OC

Toutes les filières bio concernées par la hausse

Productions végétales

Pour l’ensemble des productions, la part en bio continue de progresser. Cependant la bio est mieux représentée dans les cultures pérennes : 17 % des surfaces plantées de vergers et plus de 9 % des surfaces de vigne sont conduites en bio.
Le développement des surfaces fourragères depuis deux années accompagne celui de l’élevage de ruminants laitier comme allaitant (bovins, ovins et caprins).
L’augmentation en 2016 de 20 % des surfaces bio de grandes cultures par rapport à 2015, qui fait suite à une croissance de 33 % en 2015 par rapport à 2014, a permis d’atteindre une part de 3 % de la SAU de grandes cultures en bio. Ces surfaces arriveront au terme de leur conversion entre l’été 2017 et l’été 2019, ce qui permettra d’approvisionner progressivement les filières françaises de l’épicerie comme de la boulangerie mais aussi de fournir l’aliment du bétail français nécessaire à l’élevage de volailles de chair et de poules pondeuses biologiques.

 

Surfaces en bio en 2016 et évolution par rapport à 2015 pour les différentes productions végétales

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Productions animales

Le développement de l’élevage bio touche l’ensemble des espèces. Les filières les plus dynamiques concernent les ruminants, en particulier l’élevage ovin laitier (+23 % de brebis laitières) et les élevages bovins allaitants comme laitiers (avec respectivement +17 % et +15 % de vaches). Du côté des élevages de monogastriques, la croissance des mises en place de volailles se développent aussi sur un rythme soutenu (+12 % pour les poulets de chair et les poules pondeuses).

 

Animaux engagés en bio en 2016 et évolution par rapport à 2015 pour les différentes productions animales

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Répartition territoriale

La plupart des régions ont connu une progression relative des engagements d’agriculteurs et des surfaces cultivées selon le mode biologique à deux chiffres en 2016. Cependant les exploitations bio sont inégalement réparties sur le territoire français.

Près de 60 % des fermes et des surfaces bio se situent dans quatre régions : Occitanie (7 218 fermes, 361 718 ha), Auvergne-Rhône-Alpes (4 771 fermes, 204 235 ha), Nouvelle-Aquitaine (4 700 fermes,188 867 ha), Pays de la Loire (2 543 fermes,150 595 ha).


Ces mêmes régions représentent plus de 40 % des entreprises de transformation et de distribution certifiées pour la bio. Les régions Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte-d’Azur, densément peuplées, occupent aussi une place importante pour l’aval de la bio.

En 2016, la région Occitanie cultive près d’un hectare sur quatre engagé en bio en France. La région PACA reste la première région en termes de part de SAU en bio en France avec 19,4 %.

 

Surfaces bio et en conversion et part dans la SAU de chaque département en 2016

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Sources : Agence BIO/OC, Agreste 2015

 

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